Nos plus belles destinations pour échapper à la canicule

Anabelle Martinat
Publié par Anabelle Martinat
le 22 juin 2025
Journaliste chez PAP.fr

Chaque été, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses. Et si au lieu de chercher désespérément une clim ou une plage bondée, vous partiez directement là où il fait bon vivre ? Lacs turquoise, plateaux oubliés ou landes mystérieuses, partez à la découverte de cinq havres de fraîcheur, loin de la canicule.

Panorama des lacs du Jura : nature préservée et couleurs éclatantes.
Panorama des lacs du Jura : nature préservée et couleurs éclatantes. © sylvainweb49/shutterstock

Le Jura : entre lacs turquoise et forêts

Peu de régions françaises peuvent se vanter de conjuguer fraîcheur estivale, eaux cristallines et grands espaces verdoyants comme le Jura. Cette terre de moyenne montagne, nichée entre Bourgogne et Alpes, offre un cadre parfait pour des vacances au vert. Au programme : baignades dans les eaux turquoises du lac de Chalain ou du lac de Vouglans, randonnées ombragées au cœur des forêts du parc naturel régional du Haut Jura, et découverte de cascades spectaculaires comme celles du Hérisson. Les températures dépassent rarement les 28°C, et les soirées restent agréablement fraîches. Le Jura est aussi un paradis pour les familles et les amateurs de terroir. Comté, vin jaune, salaisons… De quoi bien manger tout en respirant.

À découvrir : Le belvédère des 4 Lacs, un point de vue spectaculaire sur une enfilade de lacs glaciaires (Narlay, Ilay, Petit et Grand Maclu), idéal pour une randonnée en boucle et des photos à couper le souffle. À faire : Louer un chalet cosy ou un gîte avec vue sur les crêtes.

Ruisseau paisible au cœur du Jura © jef77/shutterstock

L’Aubrac : le plateau oublié

Entre l’Aveyron, la Lozère et le Cantal, l’Aubrac est un immense plateau d’altitude qui reste encore largement à l’écart des circuits touristiques classiques. Et c’est tant mieux : ici, pas de chaleur étouffante, mais une vraie sensation d’air pur, avec des paysages à perte de vue, des prairies fleuries, et des villages de granit figés dans le temps. L’été, l’altitude (entre 1 000 et 1 400 mètres) garantit un climat agréable, parfait pour les randonnées sur les traces du chemin de Compostelle, les balades à vélo, ou même les siestes dans l’herbe. Le tout, bercé par le son des cloches des fameuses vaches aubrac. C’est aussi l’endroit idéal pour un vrai retour aux sources : marchés paysans, burons (anciens abris de berger en pierre d’altitude), nuits étoilées sans pollution lumineuse.

À découvrir : Site emblématique du plateau, perché à 1 300 mètres d’altitude, le village de l'Aubrac est un passage incontournable du GR65, Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle de la Voie du Puy-en-Velay. Outre la quiétude de son environnement, il abrite nombre de sites historiques.

Randonnée sur les plateaux. © wuthrich didier/shuttertstock

Le Queyras : les Alpes version sauvage

Si vous rêvez d’air pur, de cimes alpines, de cascades glacées et de randonnées grandioses, le Queyras est fait pour vous. Moins connu que les grandes stations des Alpes, ce massif préservé du sud-est, à la frontière italienne, culmine à plus de 2 500 mètres d'altitude et reste l’un des coins les plus frais de France en été. Ses villages perchés comme Saint-Véran (le plus haut d’Europe) ou Ceillac offrent une immersion totale dans le quotidien alpin. Loin de la foule, vous y trouverez des paysages spectaculaires, des torrents d’eau vive, des forêts profondes… et une atmosphère paisible. Ajoutez à cela des nuits qui flirtent avec les 10°C, même en plein mois d’août, et vous comprendrez pourquoi le Queyras séduit chaque année les amateurs de grands espaces et de silence.

À découvrir : Le col Agnel (2 744 m) est l'un des plus hauts cols routiers d’Europe, offrant une vue panoramique sur les sommets alpins et un accès direct à la frontière italienne. Inoubliable.

Forêt de mélèzes en automne. © Christophe Cappelli/shutterstock

Les Monts d’Arrée : un souffle de fraîcheur

La Bretagne a bien plus à offrir que ses plages. Au cœur du Finistère, les Monts d’Arrée s’élèvent doucement dans le paysage, entre landes désertiques, crêtes brumeuses et forêts enchantées. On y respire un air chargé d’iode et de légendes, et surtout, on échappe à la chaleur grâce à des températures modérées et un microclimat océanique. Ce coin de Bretagne, souvent oublié, séduit les amoureux de nature sauvage, de randonnée (GR 380, Roc’h Trévezel…) et de silence. Les Monts d’Arrée, c’est aussi un refuge poétique, où l’on peut observer la brume danser sur les tourbières au lever du jour, ou se réchauffer le soir autour d’une bolée de cidre.

À découvrir : Le Mont Saint-Michel de Brasparts, un sommet mythique coiffé d’une chapelle solitaire, dominant les tourbières du Yeun Elez. Un lieu mystique chargé de légendes bretonnes.

Couchant sur les crêtes bretonnes. © MathieuRivrin/shutterstock

Les Hautes-Vosges : le silence des crêtes

Direction l’est de la France pour un été entre lacs glaciaires, crêtes boisées et fermes auberges. Les Hautes-Vosges (entre Gérardmer, La Bresse et le col de la Schlucht) offrent une belle alternative aux Alpes : moins de touristes, mais une montagne vivante riche de panoramas spectaculaires… et des températures rarement caniculaires. On y trouve de nombreux sentiers balisés pour tous les niveaux, des baignades dans des lacs limpides (lac de Lispach, lac de Blanchemer), des cascades cachées et des belvédères avec points de vue imprenables. C’est aussi une terre de gastronomie, avec fromages fermiers, myrtilles sauvages et repas marcaires (menu traditionnel) à déguster sur les alpages.

À découvrir : La route des Crêtes, un itinéraire panoramique à travers les sommets, ponctué de belvédères, de ballons et de fermes-auberges. L’essence même des Vosges en voiture, à pied ou à vélo.

Vue sur un cirque glaciaire. © Alexander Sorokopud/Shutterstock